La chirurgie dans le traitement du cancer de l'endomètre

01 septembre 2021 Dernière mise à jour : 12-05-2026

Le traitement chirurgical est le traitement de première intention. Il implique l’ablation de l’utérus, des ovaires et des trompes. On parle alors d’hystérectomie totale (ablation du corps et du col de l’utérus) avec salpingo-ovariectomie bilatérale (ablation des deux trompes et des deux ovaires). L’opération peut être effectuée par laparoscopie avec des micro-incisions limitant le risque de complications post-opératoires et améliorant la tolérance, ou même parfois sans incision, par les voies naturelles (on dit aussi par « voie basse », c’est-à-dire par le vagin). Le tissu prélevé est analysé permettant de mieux caractériser le stade et l’agressivité du cancer. Les ganglions de la région sont parfois retirés lors de la même intervention. Toutefois, en cas de tumeur de stade précoce, seuls les « ganglions sentinelles » sont concernés : ce sont les ganglions lymphatiques les plus proches de la tumeur.

L’ablation des ganglions, surtout lorsqu’elle est associée à une radiothérapie post-opératoire peut s’accompagner d’un lymphoedème (gonflement des jambes dû à l’accumulation du liquide lymphatique). Enfin, chez les femmes non ménopausées lors de l’opération, l’ablation des ovaires entraînera rapidement les effets liés à la ménopause (bouffées de chaleur, sautes d’humeur, sueurs nocturnes, sécheresse vaginale, trouble de la concentration…).

Pour certaines femmes présentant un cancer très précoce de très bon pronostic, le traitement chirurgical peut suffire.

Références

Ce dossier a été réalisé grâce au concours du Dr Marie-Aude Le Frère-Belda, anatomopathologiste à l’Hôpital Européen Georges-Pompidou (Paris).