FAQ : Tout savoir sur les stades du cancer du col de l’utérus

03 décembre 2025 Dernière mise à jour : 03-12-2025

Quels sont les différents stades du cancer du col de l’utérus ?

Le cancer du col de l’utérus est classé en 4 stades principaux :

  • Stade 1 : le cancer est limité au col de l’utérus.
  • Stade 2 : le cancer s’est étendu au-delà du col mais pas jusqu’aux parois pelviennes ou au tiers inférieur du vagin.
  • Stade 3 : le cancer s’est propagé aux parois pelviennes et/ou au tiers inférieur du vagin.
  • Stade 4 : la tumeur s’est étendue au-delà du pelvis ou a envahi la vessie ou le rectum.

Comment le traitement varie-t-il selon le stade du cancer ?

Le traitement du cancer du col de l’utérus varie en fonction du stade de la maladie. Pour les stades précoces (1 et 2A), le traitement principal est souvent la chirurgie, parfois suivie de radiothérapie. Pour les stades localement avancés (2B à 4A), une combinaison de radiothérapie et de chimiothérapie est généralement utilisée. 

En cas de cancer métastatique (stade 4B), la chimiothérapie systémique est le traitement principal, parfois complétée par des thérapies ciblées ou de l’immunothérapie. 

Le choix du traitement dépend toutefois de l’étendue du cancer, de l’état général de la patiente et de la possibilité de préserver la fertilité. L’objectif des équipes médicales est d’optimiser l’efficacité du traitement tout en minimisant les effets secondaires.

Comment le stade du cancer est-il déterminé ?

La détermination du stade du cancer du col de l’utérus repose sur plusieurs examens médicaux complémentaires. 

L’examen pelvien permet une évaluation physique initiale du col et des organes environnants. Les méthodes d’imagerie médicale, incluant l’IRM et le scanner, fournissent des images détaillées des structures pelviennes et aident à détecter une éventuelle propagation. 

La TEP-Scan est utilisée pour rechercher des métastases à distance et des examens endoscopiques comme la cystoscopie et la rectoscopie peuvent être réalisés pour vérifier l’extension aux organes voisins. 

Pour confirmer le diagnostic, une biopsie est effectuée afin d’analyser les caractéristiques des cellules cancéreuses. 

L’ensemble de ces examens permet aux médecins de déterminer avec précision la stadification du cancer selon la classification FIGO (Fédération Internationale de Gynécologie et d’Obstétrique), essentielle pour guider le traitement et évaluer le pronostic.

Qu'est-ce que le test HPV ?

Le test HPV est un examen médical qui détecte la présence du Papillomavirus Humain (HPV) dans les cellules du col de l’utérus. Il est souvent utilisé en complément ou en remplacement du frottis cervico-utérin pour le dépistage.

Ce test identifie directement l’ADN ou l’ARN des types de HPV à haut risque, responsables de la majorité des cancers du col. 

Plus sensible que le frottis, il permet une détection précoce des infections à HPV, ce qui peut prolonger les intervalles de dépistage à tous les 5 ans. Un résultat positif indique un risque accru de lésions précancéreuses, nécessitant un suivi médical plus sérieux. 

À quel âge et à quelle fréquence faut-il se faire dépister ?

En France, le dépistage du cancer du col de l’utérus est recommandé pour toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans, selon le calendrier suivant :

  • De 25 à 29 ans : un examen cytologique (frottis) tous les 3 ans, après deux premiers examens annuels normaux.
  • De 30 à 65 ans : un test HPV-HR tous les 5 ans.

Pour les femmes vivant avec le VIH, le dépistage est recommandé dès l’âge de 25 ans et doit être effectué tous les 3 ans.

 

Les lésions précancéreuses sont peu détectables en raison du manque de symptômes.
Un dépistage régulier permet de détecter et de traiter ces lésions avant qu’elles ne se développent en cancer.