L'immunothérapie dans le traitement du cancer du poumon

L’immunothérapie est une stratégie thérapeutique en plein essor qui consiste à utiliser les défenses naturelles du patient pour lutter contre la tumeur.

01 février 2018 Dernière mise à jour : 04-06-2026

Le système immunitaire du patient est stimulé afin qu’il reconnaisse les cellules cancéreuses et qu’il les détruise. Elle est utilisée dans les formes avancées de cancer du poumon non à petites cellules et préférentiellement pour les patients fumeurs. Par ailleurs, sans qu’on puisse l’expliquer à ce jour, cette stratégie thérapeutique n’est efficace que chez un nombre limité de patients.

Les molécules d’immunothérapie sont délivrées par une injection intra-veineuse en hospitalisation de jour le plus souvent.

Des résultats d’études comparant la chimiothérapie seule à l’immunothérapie seule commencent à démontrer une meilleure efficacité de l’immunothérapie pour des molécules comme le nivolumab, l’atezolizumab ou le pembrolizumab(1). Dans certains situations, il pourrait ainsi devenir envisageable de recourir à l’immunothérapie en première intention, avant la chimiothérapie. Concernant les effets secondaires, de façon globale les médicaments d’immunothérapie en présentent moins que la chimiothérapie. Ceci dit, des réactions parfois sévères et incompatibles avec la poursuite du traitement peuvent aussi survenir chez certains patients. Par ailleurs, l’usage en clinique a montré un effet paradoxal de l’immunothérapie : pour certains patients, l’immunothérapie entraîne une hyperprogression de la maladie(2). Autrement dit, la tumeur se développe plus vite. Les médecins ne sont aujourd’hui pas encore capables de déterminer les patients pour lesquels l’immunothérapie présentera ces effets délétères.

Les effets secondaires possibles de l’immunothérapie

  • Réactions inflammatoires sévères

  • Plus rarement, une accélération brutale de la maladie (hyperprogression).

Références

2 .Ferrara R et al. Hyperprogressive disease (HPD) is frequent in non-small cell lung cancer (NSCLC) patients (pts) treated with
anti PD1/PD-L1 monoclonal antibodies (IO), présentation ESMO 2017, septembre 2017
3. Scott J. Antonia et al., Nivolumab alone and nivolumab plus ipilimumab in recurrent small-cell lung cancer (CheckMate 032): a multicentre, open-label, phase 1/2 trial, The Lancet, Vol 17, n°7, p 883-895, juillet 2016

 

Ce dossier a été réalisé avec le concours du Docteur Benjamin Besse, médecin oncologue responsable du comité de pathologie thoracique au centre de lutte contre le cancer Gustave Roussy (Villejuif) et de l’Institut d’Oncologie Thoracique.