La chimiothérapie dans le traitement des lymphomes non hodgkiniens
L’hématologue choisit en général une combinaison de trois ou quatre médicaments : certains détruisent directement les cellules tumorales et d’autres empêchent leur prolifération. On parle alors de polychimiothérapie.
01 avril 2025 Dernière mise à jour : 08-04-2026
Le principe
La plus couramment utilisée est la polychimiothérapie CHOP associant quatre types de médicaments (C pour cyclophosphamide, H pour hydroxyadriamycine ou doxorubicine, O pour Oncovin® ou vincristine, et P pour prednisone). Ces derniers sont administrés selon une chronologie précise, et le plus souvent par perfusion.
Pour éviter un trop grand nombre de piqûres dans les veines, un cathéter central peut être mis en place, le plus souvent au niveau de la clavicule. En général, le traitement est ponctué de phases de repos de deux ou trois semaines. On parle de cycles ou cures de chimiothérapie, dont le nombre est déterminé par le médecin. Au total, le traitement par chimiothérapie dure entre trois et six mois. C’est l’approche thérapeutique indiquée dans la prise en charge des patients atteints d’un lymphome non hodgkinien de type T. Elle peut également être poursuivie en traitement d’entretien, notamment dans la prise en charge des lymphomes folliculaires.
Les effets indésirables
Les effets secondaires induits par la chimiothérapie dépendent directement de la nature du médicament utilisé. Le traitement des lymphomes non hodgkiniens provoque souvent des nausées importantes. Les autres effets fréquemment rencontrés sont les diarrhées, les vomissements, la chute de cheveux, un risque plus élevé d’infections lié à la baisse du taux de certaines cellules sanguines… Dans la plupart des cas, un traitement est proposé pour réduire ces complications. Comme la chimiothérapie détruit les cellules du sang et peut provoquer une anémie, le médecin peut décider de prescrire des facteurs de croissance qui stimulent la fabrication de ces cellules. Parfois, le patient reçoit une transfusion de globules rouges et de plaquettes.
Ce dossier a été réalisé grâce au concours du Pr Pierre Sujobert, service d’hématologie biologique et d’hémostase clinique, hôpital Louis Pradel-Hospices civils de Lyon.