Quels sont les traitements d’un lymphome non hodgkinien ?

Les traitements des lymphomes non hodgkiniens ont été l’objet de progrès très importants ces deux dernières décennies. Plus performants et mieux tolérés, ils permettent désormais de guérir un grand nombre de cas.

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01 avril 2025 Dernière mise à jour : 08-04-2026

Les stratégies thérapeutiques diffèrent selon le type de lymphome : elles peuvent aller de l’abstention thérapeutique dans certains lymphomes indolents à une simple immunothérapie, une association d’immunothérapie et de chimiothérapie, une radiothérapie, et parfois une autogreffe de cellules souches hématopoïétiques. Le choix de la stratégie thérapeutique repose sur des évidences cliniques solides et il est toujours adapté au cas particulier du patient concerné.

En cours de traitement, les réponses à la thérapie sont évaluées par une imagerie TEP et par des analyses sanguines, ce qui permet d’adapter la prise en charge du patient.

La mise en route du traitement

Le choix du traitement se fait au cours d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). Plusieurs professionnels – médecins spécialistes (radiologue, hématologue, radiothérapeute, anatomopathologiste, biologiste, pharmacien hospitalier) – sont réunis pour étudier le dossier du patient. Différents critères orientent le choix du traitement : le type et le stade du lymphome, le nombre d’organes touchés (on parle du nombre de localisations extra-ganglionnaires), le bilan préthérapeutique et certaines caractéristiques du patient. Celles-ci, comme l’âge, l’état général ou encore le taux de LDH, sont des facteurs pronostiques. Les médecins prennent également en compte les essais cliniques pour lesquels le patient pourrait être éligible.

L’abstention thérapeutique

La plupart du temps, le diagnostic de lymphome non hodgkinien est suivi par la mise en place d’un traitement. Cependant, dans certains cas particuliers de lymphomes indolents, asymptomatiques et peu étendus, les médecins préfèrent adopter une autre démarche : l’abstention thérapeutique. L’objectif de l’abstention thérapeutique est de différer le traitement tant qu’il n’est pas profitable et d’éviter les effets secondaires. Un concept qui peut sembler a priori contre-intuitif puisque dans la plupart des cancers, il est conseillé de traiter au plus tôt pour avoir les meilleures chances de guérison. Mais dans le cas de certains lymphomes indolents, les bénéfices attendus du traitement sont inférieurs aux risques auxquels il expose.

Cela ne signifie pas que le patient est délaissé. Au contraire, il est suivi régulièrement par son oncohématologue qui surveille l’évolution de la maladie grâce à des examens clinique, sanguin et d’imagerie.

Ce dossier a été réalisé grâce au concours du Pr Pierre Sujobert, service d’hématologie biologique et d’hémostase clinique, hôpital Louis Pradel-Hospices civils de Lyon.