La greffe de cellules souches hématopoïétiques dans le traitement des lymphomes non hodgkiniens

Pour limiter le risque de complications liées à la baisse du nombre des cellules sanguines, il est parfois nécessaire de recourir à une greffe de cellules souches hématopoïétiques.

01 avril 2025 Dernière mise à jour : 08-04-2026

Il arrive que la maladie réapparaisse après le traitement. C’est une rechute, ou récidive, qui se traduit par la réapparition des symptômes et des signes biologiques. L’hématologue peut alors décider de recourir à une chimiothérapie à fortes doses – on parle d’intensification du traitement – qui a des conséquences lourdes pour la moelle osseuse. Or celle-ci contient des cellules souches qui donnent naissance aux différentes cellules du sang : les globules blancs ou lymphocytes qui luttent contre les infections, les globules rouges assurant l’oxygénation des tissus, ainsi que les plaquettes qui permettent une bonne coagulation.

Pour limiter le risque de complications liées à la baisse du nombre des cellules sanguines, il est parfois nécessaire de recourir à une greffe de cellules souches hématopoïétiques. Pour ce faire, on administre au patient des traitements qui font « sortir » les cellules souches de la moelle osseuse, ce qui permet de les recueillir dans le sang par cytaphérèse. La cytaphérèse est une technique qui permet de séparer les différentes cellules sanguines. Pendant quelques heures, le patient, allongé ou assis, est relié à une machine qui lui prélève du sang puis le lui réinjecte débarrassé de ses cellules souches. Celles-ci sont congelées puis réinjectées au patient une fois le traitement de chimiothérapie intensive éliminé : on parle d’autogreffe.

Ce dossier a été réalisé grâce au concours du Pr Pierre Sujobert, service d’hématologie biologique et d’hémostase clinique, hôpital Louis Pradel-Hospices civils de Lyon.