L'immunochimiothérapie dans le traitement des lymphomes non hodgkiniens

Les médecins se sont rendu compte que les injections d’anticorps amélioraient les résultats de la chimiothérapie sans augmenter les effets indésirables.

01 avril 2025 Dernière mise à jour : 08-04-2026

Le principe

Les médecins se sont rendu compte que les injections d’anticorps amélioraient les résultats de la chimiothérapie sans augmenter les effets indésirables. Ceci explique pourquoi l’association de l’immunothérapie et de la chimiothérapie est devenue le traitement de référence pour la grande majorité des lymphomes non hodgkiniens de type B. Ce protocole, baptisé R-CHOP, comprend une immunothérapie (R pour rituximab) et la polychimiothérapie CHOP.

Les effets indésirables

Lorsque l’immunothérapie est associée à la chimiothérapie, les effets indésirables possibles sont généralement ceux de chaque traitement utilisé seul. Ces effets indésirables sont généralement connus et des traitements de support peuvent être proposés pour les pallier.

Nouvelles stratégies thérapeutiques

Les progrès récents ont conduit à opter pour de nouvelles stratégies thérapeutiques visant des voies de cancérogenèse non ciblées jusqu’alors. Ils ont abouti au développement de médicaments innovants, comme les inhibiteurs de la tyrosine kinase de Bruton (BTK) et les inhibiteurs sélectifs de la protéine Bcl-2.

  • Les inhibiteurs de BTK agissent en s’opposant à l’action de la tyrosine kinase BTK, une enzyme qui intervient dans la croissance et la division des lymphocytes B cancéreux. Ils peuvent être employés seuls ou associés à la chimiothérapie ou à d’autres médicaments ciblés.
  • Les inhibiteurs sélectifs de la protéine Bcl-2 agissent en inhibant l’action de cette protéine qui s’oppose à la mort des cellules du lymphome et qui est associée à des résistances à la chimiothérapie anticancéreuse. En rétablissant ainsi la mort programmée des cellules (un phénomène naturel connu sous le terme d’apoptose), ces médicaments anti-apoptotiques restaurent la capacité de l’organisme à éliminer les cellules tumorales.

Pour l’heure, ces médicaments ne sont utilisés que dans certains lymphomes, notamment les lymphomes du manteau et dans certains lymphomes B diffus à grandes cellules.

Ce dossier a été réalisé grâce au concours du Pr Pierre Sujobert, service d’hématologie biologique et d’hémostase clinique, hôpital Louis Pradel-Hospices civils de Lyon.