FAQ : Sarcome et espérance de vie
L’espérance de vie des patients atteints d’un sarcome dépend d’une série de paramètres à prendre en compte : stade de la tumeur, taille, localisation, âge…
15 août 2024 Dernière mise à jour : 15-01-2026
Où peut apparaître un sarcome ?
Les membres sont des terrains de prédilection pour ces tumeurs. Le tronc n’est pas épargné non plus puisqu’il abrite les organes vitaux. L’abdomen, le thorax, le bassin peuvent également être le siège d’un sarcome. Enfin, la tumeur peut se manifester par une masse dans la bouche, dans le nez ou dans le cou.
Quelles sont les causes d'un sarcome ?
Certaines personnes naissent avec des prédispositions génétiques qui les rendent plus susceptibles de développer un sarcome. Par exemple, le syndrome de Li-Fraumeni est une maladie génétique rare qui augmente significativement le risque de développer différents types de cancers, dont les sarcomes.
Certaines substances comme le chlorure de vinyle ou l’arsenic sont suspectées d’augmenter le risque de certains types de sarcomes.
Enfin, les personnes ayant reçu des radiothérapies pour d’autres cancers présentent un risque légèrement accru de développer un sarcome dans les zones irradiées.
Quels sont les symptômes d'un sarcome ?
Le signe le plus courant est l’apparition d’une masse ou d’une enflure. Des douleurs persistent peuvent également se manifester. Elles peuvent être sourdes ou vives, et elles s’aggravent souvent la nuit. En état de lutte contre la maladie, le corps peut donc être fatigué. Dans beaucoup de cas, la maladie s’accompagne d’une perte de poids involontaire et d’un affaiblissement des articulations et des muscles, ce qui peut limiter les mouvements.
Ces symptômes ne sont évidemment pas spécifiques et doivent nécessiter une consultation d’un médecin.
Quels sont les examens à réaliser pour détecter un sarcome ?
- La radiographie, le scanner et l’IRM permettent de visualiser la tumeur, sa taille et sa localisation précise dans le corps.
- La biopsie permet d’établir un diagnostic définitif. Le médecin prélève un petit échantillon de la tumeur pour l’analyser au microscope.
- Une fois le diagnostic posé, d’autres examens peuvent être réalisés pour évaluer l’étendue de la maladie. Par exemple, une tomodensitométrie (TDM) du thorax et de l’abdomen peut permettre de vérifier si la tumeur s’est propagée à d’autres organes.
Quelle est l'espérance de vie pour les personnes atteintes de sarcome ?
De manière générale, les dernières études indiquent un taux de guérison et de survie de 70%.
Toutefois, certains types de sarcomes sont plus agressifs que d’autres. Plus le sarcome est détecté tôt, meilleures sont les chances de guérison. La taille de la tumeur influence également l’espérance de vie. Si elle est petite et localisée, elle est généralement plus facile à traiter qu’une tumeur volumineuse et métastatique.
Enfin, selon l’âge du patient, le traitement peut améliorer l’espérance de vie. Restons tout de même vigilants avec ce type de pronostic, car il s’agit avant tout de cas par cas. Certains facteurs sous-jacents peuvent intervenir et altérer la progression de la tumeur.
Que dit la recherche médicale sur l’espérance de vie des patients atteints de sarcome ?
Pour les cas de sarcome des tissus mous diagnostiqués entre 2010 et 2015, la survie nette à 5 ans est de 59% pour l’ensemble des patients selon Santé publique France. Ce chiffre indique qu’un peu plus de la moitié des patients sont en vie cinq ans après le diagnostic. C’est encourageant et cela redonne un espoir aux patients qui peuvent être éprouvés par la maladie, mais il faut surtout faire le constat suivant : il reste une réelle marge de progression.
L’âge au moment du diagnostic est-il important pour l’espérance de vie des patients atteints de sarcome ?
A 30 ans, la survie à 5 ans est de 74 %, tandis qu’à 80 ans, elle tombe à 47 %. Cette différence s’explique par la capacité des jeunes à supporter des traitements plus agressifs ou à combattre la maladie avec un système immunitaire plus robuste. L’âge est donc un des premiers paramètres à prendre en compte avant d’établir une projection de survie.
Existe-t-il une différence de survie entre les hommes et les femmes ?
Les femmes ont tendance à mieux survivre que les hommes avant l’âge de 70 ans. A 30 ans, les femmes affichent une survie à 5 ans de 80 %, contre 71 % pour les hommes. Cependant, cette tendance s’inverse après 70 ans. Les différences biologiques et hormonales peuvent expliquer la réponse différente au traitement une fois la barre des 70 ans passée.