La mise en place du traitement contre le cancer du pancréas
Le traitement du cancer du pancréas doit toujours être adapté au patient – selon son âge, ses antécédents médicaux et chirurgicaux, son état de santé global (maladies concomitantes, état nutritionnel…) – ainsi qu’à la tumeur, selon les données du bilan (localisation, taille, stade…). Dans tous les cas, la qualité de vie du patient est également prise en compte dans la décision de la stratégie de traitement.
01 janvier 2025 Dernière mise à jour : 16-04-2026
La définition de la stratégie thérapeutique
Pour proposer au patient la prise en charge la plus pertinente possible, une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) rassemblant des médecins de spécialités différentes est organisée : chirurgien, oncologue médical (cancérologue), gastroentérologue, radiologue… Ensemble, ils discutent des options possibles et établissent un plan de traitement.
À l’occasion d’une consultation spécifique, la « consultation d’annonce », le médecin responsable de la prise en charge explique au patient sa maladie et discute avec lui du traitement envisagé, des bénéfices attendus et des possibles effets indésirables. Un infirmier évalue également avec le patient ses besoins en soins de support et identifie les professionnels qui peuvent l’aider à y avoir accès.
À l’issue de ce rendez-vous, un programme personnalisé de soins (PPS) est remis au patient. Ce document résume la nature et les modalités des traitements, des soins et des soutiens prévus et mentionne les professionnels impliqués dans la prise en charge.
Le bilan préthérapeutique
Un bilan permettant de préparer le patient au traitement est toujours réalisé. Si le patient est âgé (plus de 75 ans), une évaluation gériatrique sera effectuée en complément. Elle permettra de repérer des fragilités liées à l’âge et d’adapter le traitement en fonction des résultats.
Une évaluation nutritionnelle est également pratiquée : si le patient a maigri à cause de sa maladie, ce qui est fréquent dans le cancer du pancréas, une correction de l’état nutritionnel (nutrition enrichie, compléments alimentaires…) est nécessaire pour qu’il retrouve un meilleur état général et supporte mieux les traitements.
Si une chirurgie est envisagée, une nutrition spéciale destinée à soutenir le système immunitaire du patient (on parle d’« immunonutrition ») est prévue. Donnée par voie orale si possible, elle contient des nutriments qui aident le patient à mieux supporter le stress chirurgical et à limiter les risques de complications post-opératoires, en particulier les infections. Une consultation préalable avec l’anesthésiste est également nécessaire.
Ce dossier a bénéficié du concours du Pr Vinciane Rebours, cheffe du service de pancréatologie et oncologie digestive, hôpital Beaujon, AP-HP, université Paris-Cité – INSERM UMR1149.