Tout comprendre sur les néphroblastomes chez l'enfant

Le néphroblastome est un cancer du rein qui survient dans l’immense majorité des cas chez l’enfant. La croissance tumorale est rapide mais les chances de guérison sont élevées.

Il représente 6 % de l’ensemble des cancers de l’enfant et touche aussi bien les deux sexes.

Quand les dons progressent, les cancers reculent
Je donne

Pourquoi donner ?

01 février 2022 Dernière mise à jour : 24-06-2026

Ce qu’il faut retenir sur les néphroblastomes de l’enfant

  • Aussi appelé tumeur de Wilms, le néphroblastome est le cancer du rein qui survient dans l’immense majorité des cas chez l’enfant. Il représente 6 % des cancers pédiatriques, soit environ 100 à 120 nouveaux cas par an en France, diagnostiqués à l’âge de 3 ans en moyenne.
  • C’est une tumeur embryonnaire qui se développe à partir de cellules rénales fœtales qui n’ont pas achevé leur maturation. Dans la grande majorité des cas, aucune cause n’est identifiable. Dans environ 10 % des cas, elle est associée à des malformations congénitales (absence d’iris, hémi-hypertrophie corporelle) ou à des syndromes de prédisposition génétique (syndromes de Beckwith-Wiedemann, de Denys-Drash, WAGR, de Perlman). (Source : InfoCancer)
  • Le néphroblastome est rarement douloureux, ce qui retarde parfois le diagnostic. Néanmoins, une masse palpable ou un gonflement abdominal, une hématurie (sang dans les urines) et une fièvre persistante inexpliquée doivent alerter. (Source : Institut national du cancer)
  • Le diagnostic repose sur une échographie suivie d’un scanner de l’abdomen pour localiser et déterminer le stade de la tumeur. Ces clichés sont systématiquement soumis à une double lecture, la seconde étant réalisée dans un centre expert. Le diagnostic n’est définitivement posé qu’après la chirurgie. Grâce aux progrès thérapeutiques, le taux de guérison atteint 90 % dans les premiers stades.
  • Le traitement débute toujours par une chimiothérapie préopératoire (néoadjuvante) pour réduire la tumeur, suivie d’une néphrectomie (ablation totale ou partielle du rein). Selon le stade et le profil histologique, une chimiothérapie adjuvante et/ou une radiothérapie complètent la prise en charge.
  • Maintien de la scolarité, accompagnement psychologique de l’enfant et de sa famille, gestion de la douleur, soutien nutritionnel et activité physique adaptée font partie des soins de support. Après les traitements, un suivi à long terme est indispensable pour surveiller la fonction rénale résiduelle, contrôler les effets tardifs des traitements et détecter d’éventuelles récidives (survenant généralement dans les 3 ans).

Les néphroblastomes en 5 chiffres

  • 1
    projet de recherche innovant financé de 2020 à 2024
    Screenshot
  • 156 000 €
    investis dans la recherche par la Fondation ARC de 2020 à 2024
    Screenshot
  • 100 à 120
    nouveaux cas par an
    Screenshot
  • 6 %
    des cancers de l'enfant
    Screenshot
  • 90 %
    de guérision
    Image Decorative 5
Brochure : Les néphroblastomes
Brochure
Comprendre et agir
Brochure Nephroblastomes Si Fondation Arc
Télécharger Brochure : Les néphroblastomes (pdf - 779.6 Ko)

Le point sur les avancées de la recherche sur les néphroblastomes

Photo Claudia Pasqualini
Dr Claudia Pasqualini, Pédiatre oncologue à Gustave Roussy à Villejuif

« Aujourd’hui, le taux de guérison du néphroblastome est de 93 %, parfois grâce à une seconde ligne de traitement après une rechute ou une résistance aux traitements. Les scientifiques recherchent des biomarqueurs associés au mauvais pronostic afin de renforcer d’emblée le traitement mais aussi pour découvrir de nouvelles solutions thérapeutiques. Ils cherchent également à réduire la toxicité des traitements, notamment des chimiothérapies utilisées en cas de métastases mais également dans le traitement des rechutes. » 

Références

Ce dossier a été réalisé grâce au concours du Dr Arnauld Verschuur, pédiatre-oncologue, Service d’Hématologie- Oncologie Pédiatrique à l’Hôpital d’Enfants de la Timone à Marseille et du Dr Claudia Pasqualini, pédiatreoncologue à l’Institut Gustave Roussy à Villejuif.