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30 mars 2016

Cachexie, un traitement pour retrouver l’appétit… et du poids !

Les résultats de deux essais cliniques publiés dernièrement montrent qu’une nouvelle molécule pourrait aider à traiter la cachexie et l’anorexie, qui touchent de très nombreux patients atteints d’un cancer à un stade avancé.

Les investigateurs des essais ROMANA 1 et ROMANA 2 le rappellent dans leur publication, la cachexie et l’anorexie concernent une majorité de patients atteints de cancers avancés, sans que des traitements standardisés ne soient pourtant disponibles.

La cachexie, qui se traduit par une fonte de la masse musculaire et une perte de poids, a des conséquences majeures sur la qualité de vie des patients. On sait aussi qu’elle est responsable d’une moins bonne tolérance aux traitements de chimiothérapie, d’un déconditionnement physique et d’une diminution des chances de survie. Les deux essais dont les résultats ont été publiés dernièrement ont permis de montrer l’utilité d’une nouvelle molécule contre la cachexie pour des patients atteints d’un cancer du poumon avancé.

Au total, ce sont près de 1 000 patients qui ont été inclus dans les essais ROMANA 1 et 2, à travers 93 centres de soins dans 19 pays. L’objectif était de comparer l’efficacité de la prise d’une nouvelle molécule, l’anamoreline, à celle d’un placebo. Les médecins ont ainsi suivi, pendant 12 semaines, la prise de masse maigre et la force de poigne des patients touchés par un cancer du poumon non à petites cellules et souffrant de cachexie. Dans les deux essais, les résultats ont été concluants en ce qui concerne la prise de poids et notamment la prise de masse maigre. La force de poigne, elle, n’était pas significativement améliorée par l’anamoreline. Dans la très grande majorité des cas, le traitement était très bien toléré, ne provoquant que peu d’effets secondaires.

L’anamoreline est une molécule capable de mimer l’action de la ghréline, l’hormone qui, dans notre organisme, stimule l’appétit avant le repas. En se liant à son récepteur, l’anamoréline, a aussi un effet sur l’équilibre métabolique des cellules, en favorisant la synthèse des protéines plutôt que leur dégradation, une des caractéristiques moléculaires de la cachexie. Grâce à ce nouveau traitement, les bases d’une prise en charge standardisée pourraient être posées pour tous les patients qui souffrent de cachexie. Des bases qui doivent être associées à une prise en charge complète intégrant notamment un accompagnement nutritionnel et un programme d’activité physique adapté.


R.D.

Source : Temel, J.S. et al ; Anamorelin in patients with non-small-cell lung cancer and cachexia (ROMANA 1 and ROMANA 2): results from two randomised, double-blind, phase 3 trials; Lancet Oncol; Publié en ligne le 19 février 2016


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