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Communiqué de presse

15 novembre 2019

La Fondation ARC pour la recherche sur le cancer remet une subvention de 50 000 euros à Aurélie Tchoghandjian-Auphan

Ce vendredi 15 novembre, la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer remet une subvention de 50 000 euros à Aurélie Tchoghandjian-Auphan, chercheuse CNRS à l'Institut de NeuroPhysiopathologie, au sein de l’Equipe GlioME (Gliomagenèse et MicroEnvironnement) dirigée par la Pr Dominique Figarella-Branger.

RD ToulouseSon projet de recherche, intitulé « Effet de petites molécules synthétiques, les mimétiques de SMAC, sur la réponse immunitaire de patients porteurs de glioblastomes », porte sur une étude préclinique qui doit ouvrir de nouvelles perspectives en matière d’approche thérapeutique de ces cancers du cerveau de mauvais pronostic.

À cette occasion, les donateurs de la Fondation ARC résidant en Provence ont été conviés à la présentation de ce projet dans le tout nouvel Institut de NeuroPhysiopathologie (INP – UMR7051 unité mixte de recherche CNRS et Aix-Marseille Université) dirigé par le Docteur Michel Khrestchatisky. Ils ont pu percevoir concrètement l’utilité de leurs dons en échangeant avec les chercheurs de l’équipe GlioME.

Le soutien de la Fondation ARC à cette étude s’inscrit dans le cadre des « Projets Fondation ARC ». François Dupré, directeur général de la Fondation ARC, a souligné « Dans cet appel à projets, la sélection est fondée sur l’innovation et l’excellence. Elle vise à soutenir l’émergence de nouvelles thématiques portées soit par des chercheurs confirmés soit par des chercheurs ayant intégré leur poste récemment tels Aurélie Tchoghandjian-Auphan recrutée au CNRS en 2018. »

Une approche qui vise à consolider le développement d’une nouvelle stratégie thérapeutique contre les glioblastomes

Les glioblastomes sont les tumeurs cérébrales de l’adulte les plus agressives, avec 2 700 nouveaux cas en France chaque année. Le traitement standard, inchangé depuis plus de dix ans, repose sur une résection chirurgicale quand elle est possible, suivie d’une chimiothérapie et d'une radiothérapie. Chez la très grande majorité des patients, ce cancer récidive.

Ces traitements sont en premier lieu conçus pour s’attaquer aux cellules cancéreuses. Or on sait aujourd’hui que les glioblastomes comportent aussi dans leur « microenvironnement tumoral » des cellules constituant les vaisseaux sanguins et des cellules immunitaires, dont certaines concourent à la progression des cancers et à la résistance aux traitements. La recherche de stratégies thérapeutiques ayant une action sur ces cellules du microenvironnement est aujourd’hui incontournable pour parvenir à lutter contre les glioblastomes.

Tel est le contexte dans lequel s’inscrit le projet d’Aurélie Tchoghandjian-Auphan qui explique : « Dans cette étude nous allons rechercher quels sont les types de cellules immunitaires présents au site tumoral, et analyser comment ces cellules sont recrutées et s’organisent dans la tumeur. Pour cela nous allons utiliser des techniques de pointe qui nous permettront précisément de caractériser ces cellules à l’échelle moléculaire, cellulaire et tissulaire ». La jeune chercheuse s’intéresse depuis plusieurs années aux mimétiques de SMAC. Ces molécules synthétiques, dérivées des protéines SMAC, entrainent la mort des cellules cancéreuses et les sensibilisent aux traitements. En effet, alors qu’une cellule normale soumise à certains stress ou agressions, peut activer ce mécanisme d’auto-élimination, ou « apoptose », certaines cellules cancéreuses outrepassent ces points de contrôle, ce qui leur permet de survivre aux traitements. Grâce à l’utilisation de modèles murins adaptés, Aurélie Tchoghandjian-Auphan a déjà montré l’action des mimétiques de SMAC qui restaurent l’auto-élimination des cellules de glioblastomes. Elle a ainsi observé une diminution de la taille des tumeurs et une normalisation du réseau vasculaire tumoral. Mais elle a également constaté un recrutement inattendu de cellules immunitaires. À ce stade, elle ne connait pas la nature exacte de ces cellules ni leur influence sur la réponse au traitement.

Le projet qu’elle a initié au sein de l’équipe marseillaise GlioME vise à déterminer si ces cellules immunitaires contribuent à la régression de la tumeur ou si elles participent à sa résistance au traitement. Pour y parvenir, Aurélie Tchoghandjian-Auphan mise sur des techniques de pointe, de cytométrie (CYToF) et d’imagerie (ultramicroscopie à feuille de lumière) afin d’analyser très précisément l’origine, le rôle, la localisation et le comportement de ces cellules immunitaires recrutées dans les tissus du cerveau. L’objectif sera ainsi d’évaluer si les mimétiques de SMAC permettraient de mobiliser le système immunitaire de façon efficace contre la tumeur. Si celles-ci s’avèrent être délétères, la chercheuse s’attachera alors à découvrir comment moduler cette réaction immunitaire afin d’augmenter l’efficacité des mimétiques de SMAC.

L’engagement de la Fondation ARC en région SUD Provence Alpes Côte d’Azur

Sur les cinq dernières années, grâce à la générosité des donateurs, la Fondation ARC a financé 187 projets de recherche sur le cancer en région SUD Provence Alpes Côte d’Azur pour un montant global de 16 millions d’euros, dont 30 nouveaux projets pour un montant de 2,1 millions d’euros en 2018.


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