Tout comprendre sur le cancer de l'ovaire

Longtemps silencieux et le plus souvent découvert à un stade avancé, le cancer de l’ovaire touche chaque année plus 5 300 femmes. Il existe plusieurs types de cancers ovariens : les tumeurs épithéliales, les plus fréquentes, et les tumeurs non épithéliales, plus rares.

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01 mars 2023 Dernière mise à jour : 29-07-2026

Ce qu’il faut retenir sur le cancer de l’ovaire

  • Le cancer de l’ovaire est le 9e cancer le plus fréquent chez la femme en France, avec 5 348 nouveaux cas diagnostiqués en 2023. Malgré un pronostic réservé, sa survie est en nette progression depuis plusieurs années, de 40 % à 5 ans et de 32 % à 10 ans  La moitié des cas sont découverts passé 68 ans, après la ménopause. (Données Institut national du cancer).
  • Il existe plusieurs types de cancers ovariens : les tumeurs épithéliales, les plus fréquentes (85 à 90 % des cas), et les tumeurs non épithéliales, qui touchent généralement des femmes plus jeunes.
  • Ce cancer reste longtemps silencieux, c’est pourquoi il est diagnostiqué à un stade avancé dans deux cas sur trois. Sa détection repose sur l’examen clinique, l’imagerie et des analyses biologiques, d’où l’importance d’un suivi gynécologique annuel.
  • Les principaux facteurs de risque sont l’âge, et l’hérédité (mutation des gènes BRCA1 ou BRCA2) : une consultation d’oncogénétique peut être recommandée en cas de risque familial identifié.
  • La chirurgie est le traitement de référence ; elle est souvent associée à une chimiothérapie et, dans les stades avancés, à des thérapies ciblées qui réduisent significativement les risques de rechute. (INCa)
  • Ni accessoires ni facultatifs, les soins de support font pleinement partie du parcours de soins. Parmi ceux-ci, une consultation de préservation de la fertilité (à demander et réaliser avant tout traitement), un soutien psychologique ou encore de l’activité physique adaptée peuvent être proposés.

Qu'est-ce qu'un cancer de l'ovaire ?

Le cancer de l’ovaire se développe le plus souvent à partir des cellules de l’épithélium, le tissu qui recouvre la surface de l’ovaire ou de la trompe. Lorsque ces cellules deviennent cancéreuses, on parle de tumeur épithéliale, à l’origine de 85 à 90 % des tumeurs ovariennes (1).

D’autres tumeurs, plus rares, se développent à partir d’autres types cellulaires de l’ovaire. Elles sont alors dites non épithéliales et touchent généralement des femmes plus jeunes et sont souvent découvertes à un stade plus précoce.(2).

Le cancer de l'ovaire en 5 chiffres

  • 23
    projets de recherche innovants financés de 2020 à 2024
    Screenshot
  • 4,1 M €
    investis dans la recherche par la Fondation ARC de 2020 à 2024
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  • 5 348
    nouveaux cas diagnostiqués en 2023 (2)
    Screenshot
  • 15 à 45 %
    de risque de déclarer un cancer de l’ovaire pour une femme porteuse d'une mutation BRCA1 (3)
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  • 5e
    cause de décès par cancer chez les femmes (2)
    Image Decorative 5
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Quelles sont les causes connues du cancer de l'ovaire ?

Les principaux facteurs de risque sont l’avancée en âge (âge médian au diagnostic de 70 ans) (2) et les prédispositions génétiques et héréditaires, notamment une mutation des gènes BRCA1 ou BRCA2 qui concerne 15 à 20% des femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire. D’autres facteurs hormonaux, comme la nulliparité ou certains traitements hormonaux de la ménopause (THM) et traitements hormonaux substitutifs (THS), sont également identifiés. Parmi les causes connues du cancer de l’ovaire, le risque héréditaire reste le facteur le mieux identifié, justifiant une prise en charge particulière (consultation d’oncogénétique) en cas d’antécédents familiaux.

Quels sont les symptômes d’un cancer de l'ovaire ?

Souvent silencieux, la maladie se manifeste tardivement, ce qui explique un diagnostic fréquemment posé à un stade avancé. Quand ils apparaissent, les symptômes du cancer de l’ovaire restent peu spécifiques : troubles digestifs, gênes pelviennes, fatigue ou altération de l’état général peuvent évoquer d’autres pathologies, bénignes ou non.

C’est pourquoi il est recommandé de consulter son médecin traitant ou son gynécologue dès que ces symptômes persistent sans explication, en particulier des gênes abdominales. Un suivi gynécologique régulier reste le meilleur moyen de favoriser une détection précoce.

Comment diagnostique-t-on un cancer de l'ovaire ?

Le diagnostic du cancer de l’ovaire repose sur plusieurs examens complémentaires : l’échographie pelvienne et endovaginale, premier examen réalisé en cas de suspicion, parfois complétée par une IRM pour préciser la nature d’une masse. Un bilan biologique, notamment le dosage du CA-125, vient compléter l’imagerie. Seule l’analyse histologique d’un prélèvement permet toutefois de confirmer ou d’écarter le diagnostic avec certitude.

Quels sont les traitements du cancer de l'ovaire ?

La chirurgie reste le traitement de référence du cancer de l’ovaire : elle vise à retirer la totalité de la tumeur et des cellules cancéreuses susceptibles de migrer vers les organes voisins. Lorsque le cancer est agressif ou avancé, une chimiothérapie est généralement associée à la chirurgie. Des thérapies ciblées, qui visent des mécanismes clés du développement tumoral, peuvent également compléter la prise en charge. La question du désir d’enfant, lorsqu’elle se pose, fait l’objet, avant d’entreprendre les traitements, d’une consultation de fertilité dédiée.

Vivre avec et après un cancer de l'ovaire

Le diagnostic d’un cancer de l’ovaire est un choc pour la patiente et son entourage. L’équipe soignante l’accompagne dès l’annonce, notamment via les soins de support : suivi nutritionnel, soutien psychologique, accompagnement social, ou préservation de la fertilité si la patiente le souhaite. Après les traitements, un suivi médical régulier permet de détecter une éventuelle récidive et d’accompagner la patiente face aux effets à long terme, notamment liés à une ménopause chirurgicale. Les associations de patients peuvent également proposer un appui précieux.

Le point sur les avancées de la recherche sur les cancers de l’ovaire

Photo Isabelle Ray Coquard
Pr Isabelle Ray-Coquard, Oncologue médicale au Centre Léon Bérard (Lyon)

« Concernant les cancers de l’ovaire, la  recherche met aujourd’hui tout en œuvre  pour améliorer la prise en charge des patientes, que ce soit en élaborant de nouvelles stratégies thérapeutiques – la piste des thérapies ciblées (inhibiteurs de PARP et bevacizumab) et plus récemment les ADC (mirvetuximab soravtansine) est largement investiguée -, en améliorant la connaissance de la biologie de la maladie – pour améliorer par là-même le diagnostic, le pronostic, la réponse aux traitements et la qualité de vie des patientes – ou en affinant la connaissance des facteurs de risque. L’objectif prioritaire est de continuer à améliorer le taux de survie des patientes atteintes (la recherche a fait baisser de 2,3% la mortalité due à ce cancer entre 2011 et 2021). » 

Quels sont les enjeux de la recherche sur le cancer de l'ovaire ?

La recherche sur le cancer de l’ovaire explore les mécanismes biologiques de la maladie pour en approfondir la connaissance et identifier de nouvelles voies d’action. Elle contribue ainsi au développement d’outils diagnostiques, pronostiques et thérapeutiques plus performants, avec un objectif : mieux lutter contre la maladie et ses conséquences sur la qualité de vie des femmes atteintes.

Quelle est l’action de la Fondation ARC dans la recherche sur le cancer de l'ovaire ?

La Fondation ARC soutient des équipes de recherche qui travaillent à améliorer la prévention des cancers de l’ovaire liés à des prédispositions génétiques, la connaissance de la biologie des tumeurs de l’ovaire, leur diagnostic et à évaluer de nouvelles approches thérapeutiques.

Brochure : Les cancers de l'ovaire
Brochure
Comprendre et agir
Brochure Cancers Ovaire Si 1
Télécharger Brochure : Les cancers de l'ovaire (pdf - 802.4 Ko)

Références

Ce dossier a été réalisé avec le concours du Professeur Isabelle Ray-Coquard, oncologue médicale au Centre Léon Bérard (Lyon) et du Docteur Christine Rousset-Jablonski, gynécologue médicale, Centre Léon Bérard (Lyon) et Centre Hospitalier Lyon Sud.

Sources :