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Les cancers du pancréas

La forme de cancers du pancréas la plus fréquente est l’adénocarcinome canalaire (90 % des cas diagnostiqués). D’autres tumeurs malignes peuvent également se développer mais elles sont beaucoup plus rares.

Ce dossier a bénéficié du concours du Pr Pascal Hammel, service d'oncologie digestive et médicale à l'hôpital Beaujon (Clichy).

En 2019, 8 projets de recherche sur le cancer du pancréas financés par la Fondation ARC

En 2019, 331 824 euros alloués à la recherche sur les cancers du pancréas

Plus de 14 000 nouveaux cancers du pancréas en France chaque année

Introduction

Le pancréas est un organe plat situé dans l’abdomen, derrière l’estomac. Il est positionné dans une anse formée par le duodénum (première partie de l’intestin). Cet organe mesure environ 15 cm de long et comporte trois parties : la tête, le corps et la queue.

Le pancréas contient deux types de cellules qui exercent deux fonctions différentes : les cellules exocrines produisent plusieurs enzymes et des sucs digestifs qui participent de façon clé à la digestion des aliments. Ils sont déversés directement dans l’intestin via les canaux pancréatiques ; les cellules endocrines produisent des hormones qui agissent « à distance ». Il existe un type de cellule endocrine pour chaque type d’hormone pancréatique (insuline, glucagon…). 

En savoir plus sur le pancréas et les tumeurs du pancréas

Les facteurs de risque

Le tabagisme est le principal facteur de risque environnemental de cancer du pancréas. Par ailleurs, une alimentation riche en graisses et viandes, et pauvres en fibres, ainsi que la sédentarité pourraient favoriser, à un moindre degré, la survenue de ces tumeurs.

Peu de facteurs de risque ont clairement été identifiés dans la survenue de tumeurs pancréatiques : le paramètre le plus important et pour lequel les preuves sont suffisantes est le tabagisme. En effet, il multiplierait par trois le risque de cancer pancréatique et serait à l’origine de 30 % des cas diagnostiqués dans le monde. Le diabète de type 2 multiplierait quant à lui le risque par deux. D'autres comportements augmentent légèrement le risque de développer un cancer du pancréas : la surconsommation de produits riches en graisses et/ou en protéines favoriserait le développement de cancer du pancréas dans la population occidentale, notamment lorsqu’elle est associée à la sédentarité et à l'obésité.

Les symptômes et le diagnostic

Les principaux symptômes dus au cancer du pancréas sont la jaunisse, les douleurs abdominales et l’amaigrissement. Ils apparaissent tardivement dans l’histoire de la maladie, ce qui explique que le diagnostic soit souvent posé à un stade avancé.

En règle générale, le cancer du pancréas se développe sans entraîner de symptômes dans les premiers temps. Aussi, lorsque les premières manifestations se produisent, la tumeur est souvent déjà très développée. Le premier signe repérable est alors l’état général du patient : une perte d’appétit et un amaigrissement progressif peuvent finir par alerter. Une jaunisse (ou ictère) peut aussi apparaître. Elle est due à la compression par la tumeur du canal cholédoque qui évacue normalement la bile depuis le foie jusqu’à l’intestin. La bile reflue alors dans la circulation sanguine : elle entraîne un jaunissement des yeux et de la peau, des urines foncées et des selles décolorées, et parfois des démangeaisons au niveau de la peau.

Les traitements

La chirurgie est le seul traitement potentiellement curatif du cancer mais elle n’est envisageable que lorsque la maladie a été diagnostiquée à un stade de développement précoce. Dans tous les autres cas, la chimiothérapie, seule ou en association à la radiothérapie, est préconisée.

Le traitement du cancer doit toujours être adapté au patient selon son âge, ses antécédents médicaux et chirurgicaux, son état de santé global, ainsi qu’au profil de la tumeur : localisation, taille… Pour proposer au patient la prise en charge la plus pertinente possible, une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) rassemblant des médecins de spécialités différentes est organisée : chirurgien, oncologue médical (cancérologue), gastroentérologue, radiologue… Ensemble, ils discutent des options possibles et établissent un plan de traitement, qui est ensuite expliqué et discuté avec le patient lors d’une consultation spécifique avec le médecin responsable de la prise en charge.

Vivre avec et après la maladie

L’annonce d’un cancer constitue souvent un traumatisme pour le patient et pour ses proches. La parole et le dialogue contribuent à l’acceptation de la maladie. Cet état d’esprit peut renforcer l’efficacité des traitements. Il lui permettra aussi d’être plus impliqué et efficace dans l’apprentissage des nouvelles habitudes consécutives aux traitements.

Après le diagnostic d’un cancer, les patients peuvent ressentir différentes émotions, parfois contradictoires. Ils peuvent éprouver des sentiments allant de l’optimisme au désespoir, du courage à l’anxiété selon les moments. Les proches peuvent eux aussi être significativement affectés. 

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Les espoirs de la recherche

Afin d’améliorer le pronostic des cancers du pancréas, la recherche travaille au développement d’outils de diagnostic plus précis et de protocoles thérapeutiques plus efficaces.

Parce que les manifestations cliniques liées aux tumeurs du pancréas sont tardives, le diagnostic est souvent posé à un stade avancé de la maladie. L’enjeu pour les médecins est donc de disposer de méthodes de dépistage et de diagnostic qui permettent de repérer la maladie plus précocement. Les chercheurs conduisent aujourd’hui de nombreuses études pour identifier des biomarqueurs, c’est-à-dire des molécules biologiques dont la concentration dans l’organisme serait corrélée à la présence d’un cancer du pancréas. 

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