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Les cancers de la prostate

Cancers de la prostate : le dépistage

Le dépistage du cancer de la prostate n’est pas recommandé par les autorités de santé. Cependant, des examens peuvent être réalisés, au cas par cas, pour détecter précocement une tumeur, avant même qu’elle ne provoque de symptôme.

Un dépistage qui n'est pas recommandé

En France, comme dans tout autre pays, les autorités de santé ne sont pas en mesure d’affirmer qu’un dépistage du cancer de la prostate ferait diminuer le nombre de décès liés à ce cancer.

Les grandes études internationales présentent en effet des résultats contradictoires, qui peuvent s’expliquer par la nature des cancers de la prostate comme par le manque de fiabilité des examens actuellement disponibles pour la réalisation de ce dépistage : le toucher rectal et le dosage du PSA. Pour ces raisons, il n’existe pas de programme national de dépistage du cancer de la prostate s’adressant aux hommes de manière systématique. La réalisation d’un dépistage, même envisagée à l’échelle individuelle, n’est pas non plus recommandée.

Des tests de dépistage insuffisamment fiables

Le toucher rectal permet de repérer une grosseur suspecte ou une anomalie de consistance ou de texture de la prostate. Il est le plus souvent réalisé par le médecin traitant. Cependant, de telles anomalies ne sont pas systématiquement révélatrices d’une tumeur et leur absence n’exclut pas un risque de cancer. Le toucher rectal seul ne permet donc pas de confirmer la présence d’une anomalie cancéreuse.

Le dosage du PSA, réalisé parallèlement au toucher rectal, consiste à mesurer la concentration sanguine d’une protéine synthétisée par la prostate (l’antigène spécifique de la prostate) qui est normalement présente dans le sang. Son taux est généralement élevé en cas de cancer. Cependant, une inflammation, une infection urinaire, un long trajet en voiture, des rapports sexuels récents, une activité physique intense… peuvent également entraîner son augmentation. Le dosage de cette protéine ne suffit donc pas non plus à dépister un cancer de la prostate.

La question du surdiagnostic et du surtraitement

Outre le fait que les examens utilisés peuvent faire suspecter à tort la présence d’un cancer de la prostate (faux positifs), le dépistage expose aussi au risque de diagnostiquer et traiter des cancers qui n’auraient pas eu d’impact sur la qualité et l’espérance de vie du patient : on parle de « surdiagnostic » et de « surtraitement ».

En effet, la majorité des cancers de la prostate évolue très lentement ; les symptômes ne surviennent en moyenne que 10 à 15 ans après l’apparition de la tumeur. Aujourd’hui, même si l’on dispose de critères d’agressivité permettant de classer un cancer de la prostate et donc de décider de la prise en charge la plus adaptée qui peut aller de la simple surveillance au traitement actif immédiat, il n’est pas possible de prédire avec certitude l’évolution sur plusieurs années. 

Ainsi, lorsque se pose la question du dépistage du cancer de la prostate, il est essentiel de mesurer l’impact psychologique et physique (risque d’incontinence, d’impuissance, de troubles intestinaux…) que peuvent entraîner l’annonce de la maladie et les traitements.


Le dépistage, un choix à faire avec son médecin

Malgré le fait que le dépistage ne soit pas recommandé, la détection et le traitement précoce d’un cancer qui serait devenu agressif augmentent les chances de guérison et permet aux médecins de proposer une prise en charge thérapeutique moins lourde que si elle avait été mise en place à un stade tumoral plus avancé. Ainsi, certains hommes peuvent considérer que le dépistage est nécessaire. Le choix de le réaliser doit alors être discuté avec le médecin traitant, qui est en mesure d’exposer clairement les avantages et les inconvénients d’une telle démarche.


Ce dossier a bénéficié du concours du Pr Jacques Irani, médecin au service d’urologie du CHU de Poitiers.


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